Mes années Prépa


Hello !

Aujourd'hui, je vais papoter à propos de mon expérience en classe préparatoire. J'ai entendu pas mal d'histoires sur la prépa quand je préparais mon orientation au lycée, pendant mes deux années de prépa, et bien sur après ces deux années. Je me rends compte que pas mal de lycéens sont tentés par la prépa, mais font machine arrière car ils sont effrayés par la réputation de ce système. Prenez quelques minutes pour lire ce billet et vous n'aurez qu'une envie : aller en CPGE.... ou partir en courant. 

Bien sur, il s'agît de mon expérience et je suis consciente que toutes les prépas ne se ressemblent pas. En ce qui me concerne, j'ai passé deux ans en prépa littéraire dans un lycée en Martinique (oui, il y a des classes prépa aux Antilles) et je suis actuellement en L3 dans l'hexagone.


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Au premier abord, la prépa ça fait peur et, je dois l'avouer, j'étais super anxieuse en faisant ce choix.

"La prépa, c'est un système impitoyable qui te fera prendre 20 kilos et perdre tes cheveux". Je m'étais préparée mentalement à souffrir, à crouler sous les devoirs et éventuellement pleurer tous les soirs. 


Il n'en fut rien. Ou presque...La réalité ?

  • Des professeurs exigeants, pour la plupart, mais humains, voire attachants
  • Une charge de travail gérable pour les adeptes de l'organisation
  • Des rencontres formidables
  • D'autres rencontres ahahah...

La prépa ne m'a pas tuée, mais elle m'a quand même un peu changée:

  • J'ai acquis des réflexes en situation d'examens, ça fait un peu machine mais je vous assure que c'est super pratique, même quand on ne connaît pas trop son cours (lalala... ça sent le vécu...)

  • Ma culture générale a vraiment été boostée. Je n'ai pas lu Madame Bovary (oui bon, pas encore) mais je peux en parler, dah !

  • Je me suis découvert un esprit de compétition, ou du moins un attrait pour les challenges. C'était un peu effrayant quand je me suis aperçue que je me fixais des objectifs presque inconsciemment, mais je dois avouer que c'est assez bénéfique pour quelqu'un qui a tendance à ne rien espérer de particulier. C'est arrivé un peu tard, mais je suis contente de voir apparaître cette énergie positive chez moi, ça change beaucoup de choses.

Lire: Une khâgneuse à la fac

L'information c'est le pouvoir :

  • Beaucoup pensent que la prépa littéraire ne prépare qu'à l'Ecole Normale Sup. Et bien non mon bon môôôsieur. Les temps changent et les choses évoluent. Des passerelles et des accords existent maintenant, tant et si bien que l'on peut très bien faire une prépa littéraire et atterrir ensuite dans un Institut d'Etudes Politiques, dans une école de management, de communication ou encore à Saint-Cyr (si si je vous assure, c'est peut être rare mais c'est possible).

  • D'autres pensent que la prépa, c'est un peu une boîte magique. Tu vois, tu entres, tu rabats le couvercle, tu laisses mijoter deux ans pii hop! Tu ressors et t'es une bête de concours.
    Non, nous on vit dans le monde réel et, ici mes amis, le seul secret, c'est le travail. Alors un bon conseil: n'attendez pas que les choses se passent, c'est le moment de se bouger et de "provoquer sa chance".

  • Un autre point essentiel à avoir en tête - et ça ne va pas vous plaire - c'est que, si la vie est injuste, le système des concours l'est encore plus.
    Pour faire simple, il suffit d'avoir la moyenne pour avoir son Bac, mais pour accéder à une école, il faut être le meilleur, ce qui est plus relatif. C'est pas très clair tout ça, hein ?

    Posons que John X passe un concours pour intégrer l'IEL (Institut d'Elevage de Licornes). Or, l'IEL n'a besoin que de 9 élèves pour sa promotion. John X cartonne sur ses copies et obtient un beau 19. Seulement il se trouve que 9 étudiants ont eu 20. A l'année prochaine John, c'est gentil d'être passé.
    Comme John en a dans le...chapeau, il retente sa chance l'année suivante. Catastrophe ! Il n'obtient qu'un 8/20. Mais minute papillon ! Tous les autres ont eu moins de 8. John pourra donc élever des licornes à la rentrée prochaine.

  • La prépa n'est pas LA meilleure formation après le lycée. Certains élèves de ma licence me prenaient pour...bah pour une surdouée. Et bien non, c'est juste que j'ai développé des réflexes, des techniques, voire des ruses qui me permettent de feinter.
    Il existe une quantité de formations accessibles après le Bac et ce n'est pas une bonne idée que de s'autocensurer en allant faire une prépa quand on sait pertinemment qu'il n'y a que la sociologie qui nous intéresse. Concrètement, ce qui en découlera, c'est que vous perdrez une ou deux années pour finalement retourner à la sociologie.

  • Restez motivés. Je ne veux pas dire par là qu'il faut nourrir son esprit de compétition et être au taquet 17 heures par jour. Ici, je pense à ceux qui, comme moi, n'ont aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard et choisissent la prépa par pure stratégie. Il y a de fortes chances pour que vous vous demandiez "Mais pourquoi je fais ça ? Les concours c'est pas pour moi, à quoi bon s'embêter à bosser ?"
    Ne tombez pas dans ce piège. Il faut continuer à bosser, même quand vous ne savez absolument pas dans quel but vous le faîtes. Tout simplement parce qu'un beau jour, vous aurez un objectif bien précis et là, vous aurez les clefs pour l'atteindre. 

Un dernier conseil 

N'oubliez pas de vous éclater avec modération (oups serait-ce un oxymore ?). Trouvez-vous une activité qui vous permettra de vous aérer la tête au moins une fois par semaine. Sport, musique, Game of Thrones, etc...   

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Je peux maintenant tirer ma révérence, j'espère que ce petit billet pourra servir à quelques uns d'entre vous. Si vous êtes ou avez été en prépa, n'hésitez pas à partager vos conseils en commentaire. A bientôt !

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